Stéphan Geonget

"Le mariage de l'Estude du Droict avec les Lettres humaines"

L'œuvre de Louis Le Caron Charondas

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    Auteur Stéphan Geonget
    Editeur Librairie Droz S.A.
    Distributeur Editions de Boccard
    Diffuseur Editions de Boccard

    Louis Le Caron (1534 ?-1613), dit Charondas, est un écrivain de la Renaissance injustement méconnu. Poète véritable et admiré par ses contemporains, philosophe stimulant et auteur d’audacieux Dialogues et de différents Panégyriques, Louis Le Caron est aussi un homme de loi des plus compétents qui commente les textes (la Coustume de Paris notamment), produit une œuvre juridique de premier plan (auteur des Pandectes du droict français) et exerce une charge de magistrat à Clermont-en-Beauvaisis. Pris dans la tourmente du temps, il plaide et œuvre — avec une constance proprement stoïcienne — pour un renforcement du pouvoir royal qu’il voit vaciller jusqu’à l’affermissement providentiel et l’arrivée d’Henri IV au pouvoir. Emblématique de la génération des juristes lettrés (Étienne Pasquier, Claude Fauchet et bien d’autres), il ne cesse de célébrer ce mariage des lettres et des lois qui est une spécificité de ce siècle. Juriste dans ses œuvres littéraires, il est aussi homme de lettres dans ses œuvres de droit. Humaniste « antiquaire », cherchant à « dégloirer l’Italien », il se détourne de l’héritage latin pour se consacrer plus particulièrement au legs français (en droit comme en littérature).

    TABLE DES MATIÈRES

    AVANT-PROPOS

    INTRODUCTION

    PROLÉGOMÈNES BIOGRAPHIQUES

    PREMIÈRE PARTIE. LES CHOIX DE LOUIS LE CARON

    Chapitre premier. L'HUMANISME DE LOUIS LE CARON, « CE FUT UNE BELLE GUERRE QUE L'ON ENTREPRIT LORS CONTRE L'IGNORANCE »

    « Es traces de la divine vertu » : le savoir vertueux et l'idéal encyclopédique

    L'excellence admirable de l'homme

    La non moins admirable excellence de la femme

    Le développement d'un discours en faveur des pauvres

    Encyclopédie versus « amas de disciplines »

    Le refus du catalogue et la « delectation » de savoir

    Le plaisir d'apprendre

    L'admiration pour François Ier, vrai Père des Lettres

    La visite à Michel de L'Hospital et la mission humaniste

    La transmission du savoir, le souci pédagogique

    Contre l'imitation stérile des Anciens, le choix du présent

    Le refus du retrait studieux

    La haine de la posture cynique

    Accompagner « l'heur de son tems », « laudamus veteres, sed nostris utimur annis »

    Manifeste en faveur de l'audace intellectuelle, « Dicam tamen quod sentio »

    « Mos gallicus », « méthode » juridique, philologie et systématisme

    Études berruyères : l'influence de François Le Douaren et de François Baudouin

    Le désir de restitution, « retirer des tenebres d'oubliance »

    Une « méthode » pour un droit « perfaite Idée de l'equitable bon »

    La croyance dans le progrès

    Chapitre II. LE NÉOPLATONISME DES ANNÉES 1550, PRISCA THEOLOGIA, PHILOSOPHIA PERENNIS, PRISCA JURISPRUDENTIA

    L'héritage néoplatonicien

    Une profession de foi assumée

    De Moïse à Platon via Hermès

    Le Christ « Démon » platonicien

    La gageure d'une poésie platonicienne

    La poésie énigmatique, les « sacrez misteres » et la fureur

    Faire disparaître le corps, les stratégies à l'oeuvre

    Chapitre III. LA CHRISTIANISATION DES ANNÉES 1580

    Une christianisation sensible du discours.

    De la Philosophie (1555) aux Discours philosophiques (1579-1583).

    Une réécriture manifeste

    L'évolution des temps, des « signaux faibles »

    « Dieu veult estre regardé », de la Fortune à la Providence

    L'« admirable disposition » du « théâtre » du monde

    « Qui reçoit la fortune, rejecte la providence »

    « Selon l'immuable et infallible ordonnance de Dieu »

    Les « effects de la providence divine »

    Cas pratiques

    Chapitre IV. L'INFLUENCE DÉTERMINANTE DU NÉOSTOÏCISME

    Précautions liminaires

    Un précurseur néostoïcien

    Un des premiers néostoïciens ?

    De Poullangis sur Marne aux rives de la Meuse, l'invention du jardin néostoïcien

    « Seigneur de ses passions », un enseignement essentiel

    Faire tomber les « masques » des « fausses visions »

    Vers l'éradication des passions

    « Sagesse extrême » et « sagesse ordinaire »

    Intertextes stoïciens

    La lecture des auteurs antiques, Zénon, Épictète et Sénèque

    La lecture des modernes, Guillaume Du Vair et Juste Lipse

    « Non moveri, l'escu Palladien, que je porte pendu devant la poictrine »

    Portrait de l'auteur en stoïcien

    La « tranquilité » versus la perturbation démoniaque

    Une double référence

    Le choix du chancelier Philippe Hurault de Cheverny comme dédicataire

    Plus un Discours sur le proces criminel faict à une Sorciere

    Évolution personnelle

    « Hors de trouble et detresse », les « étrennes » au roi de France

    « Constamment porter tout ce qu'ordonne Dieu »

    La « constance » des nombres, la méditation mathématique

    La promotion de l'obéissance

    Signes et indices, éléments de sémiotique stoïcenne

    SECONDE PARTIE

    LA LITTÉRATURE, FASCINATION ET PARADOXES

    Chapitre V. « CHARONDAS » FACE À SES MODÈLES

    La construction littéraire d'un nom propre

    Un nom en construction

    La fabrique d'un patronyme « humaniste »

    Un enjeu de « taille », Louis Le Caron héritier de l'une des plus vieilles familles de France…

    De « Bel Tenebroso » à Solon, l'invention d'une persona

    Une extraction ressentie comme « insuffisante »

    Pour la noblesse de robe, contre la noblesse des « port'esp©es »

    Storytelling. Mises en scène

    Les racines du mal, Louis Le Caron « abandonné »

    Portrait de l'auteur en Claude Fauchet

    Les joies du calendrier

    Autopromotion

    La mise en place d'un réseau

    Des modèles entre droit et littérature

    Le casparticulier de Montaigne

    Un faisceau de présomptions

    Détour. Faire parler le silence

    Les raisons d'un silence

    L'interprétation fautive

    d'un Louis Le Caron sceptique

    « Le sot projet de se peindre », une « fantastique contemplation »

    « Machiaveliser », un risque du scepticisme montaignien

    Spectres, sorcières et boiteuses

    Chapitre VI. UN VA-ET-VIENT CONSTANT ENTRE DROIT ET « LETTRES HUMAINES »

    Histoire du droit et histoire de la littérature

    « Le mariage de l'Estude du Droict avecques les lettres Humaines »

    Croiser droit et littérature

    La Claire ou de la prudence de droit

    Les jeux de l'antanaclase, les lois du coeur et les lois de la cité

    Le direct Paris-Bourges, métaphore du projet humaniste

    « Puella ficta »

    Chapitre VII. POUR UNE LITTÉRATURE VERTUEUSE

    L'exemplarité, l'élégance et la maxime

    Un catalogue de situations existentielles

    L'exemplarité et les effets favorables de la littérature édifiante

    La littérature pour « faire passer la pillule »

    Du recueil des « excerpta » à l'écriture de la maxime

    La « biendisante faconde », clarté de la vertu

    Apologie de la clarté

    Contre les « ruses et afeteries d'eloquence »

    Des valeurs pour le Prince

    Les vertus cardinales en temps de ruine

    Le Prince, exemplaire à imiter

    Le courtisan-marmouset

    L'espoir déçu d'une relation personnelle

    Dialogue, devis et dispute, des vérités à transmettre plus qu'à débattre

    Dialogue et dialogisme

    Le « dialogue » chez Louis Le Caron, entre « devis » et « dispute »

    Chapitre VIII. LE PLAISIR DE RACONTER DES HISTOIRES, DE L'ILLUSTRATION À L'INVENTION

    L'évolution vers la « gravité » et la nécessité de trouver une place autre à la littérature

    La littérature, des « juvenilia » ?

    Une époque qui prend fin

    Le goût de la fiction

    Fictionnalisation et illustration des cas

    Frapper les esprits, l'art de la mise en scène

    Entre discours public et parole intime

    « Enigma ». Louis Le Caron auteur masqué ?

    Une nécessaire prudence

    Des livres perdus ? des références fictives ?

    Les très pratiques « vieil practicien » et « vieil poëte » ou comment toujours avoir sous la main une citation ad hoc

    Louis Le Caron mystificateur ? L'auteur des Comptes du monde aventureux (1555) ?

    La (très mystérieuse) piste Raphel Micheli

    TROISIÈME PARTIE

    MENACES SUR L'UNITÉ DU ROYAUME. LOUIS LE CARON « POLITIQUE »

    Chapitre IX. LA FRANCE MENACÉE ENTRE LES « PARTIALITEZ »

    Le risque du naufrage

    La réalité de la situation versus l'« image peincte »

    Le délitement du royaume et la lecture du De gubernatione Dei de Salvien

    La course effrénée aux offices

    Le débat entre « Monarchie » et « Anarchie »

    La menace de la Ligue

    Contre les ligues, contre la Ligue

    La Ligue et l'« éversion » de l'État

    La lutte sur le terrain des idées

    De la plainte à la Realpolitk

    Rhétorique de la plainte, « Las pauvre France »

    La Realpolitik, du bon usage de la diversion

    Chapitre X. REFONDER L'UNITÉ NATIONALE AUTOUR D'UN POUVOIR FORT

    Un sénat fort, la défense contre Jean Bodin du système de la monarchie mixte

    Le « Senat » de France

    La méfiance face au pouvoir d'un seul, « aussi souvent les Rois changent de volontez »

    La monarchie mixte et la fonction des contrepoids

    Se rendre volontairement sujet aux lois, surcroît de grandeur Le refus de la raison d'État

    Un roi fort, pour empêcher les dissensions

    Le souhait de la « constance » politique et la préférence pour la Monarchie

    L'amour du Prince versus la servitude

    La clémence d'Auguste

    La justice du roi, le souvenir de saint Louis

    Chapitre XI. REFONDER L'UNITÉ NATIONALE À PARTIR DE LA LANGUE FRANÇAISE

    L'illustration de la langue française, un projet pour la cohésion nationale

    Restituer « la grace et naïveté Françoise »

    Contre le « Grec enflé de vanterie, et le superbe Romain »

    « Préférer la fidelité du Gentil-homme François à l'inconstance de l'estranger »

    Illustrer le français, dans les pas de Tory, Rabelais et Du Bellay

    Les illustres devanciers

    Une langue pour renforcer le sentiment d'appartenance nationale

    Défendre l'origine française des termes

    Chapitre XII. REFONDER L'UNITÉ NATIONALE AUTOUR D'UN DROIT FRANÇAIS

    Agir mais avec prudence

    Un droit clair, un droit stable

    À la recherche de « la simplicité de l'ancien droit François »

    La place problématique du droit romain

    La loi universelle et royale plutôt que la coutume particulière et populaire

    Un peuple unique, un roi unique, une loi unique

    « Je compare la loy au Roy, et la coustume au tyran »

    « Horresco referens », petit florilège de coutumes iniques

    L'origine populaire de la coutume

    L'apparent paradoxe de la coutume de Paris, un « droit civil français »

    Chapitre XIII. UN CHOIX « POLITIQUE », POSTPOSER LA QUESTION RELIGIEUSE

    Un parcours personnel : du refus de la liberté de conscience à l'acceptation « politique » de la tolérance

    Les dangers d'une totale liberté de conscience

    L'acceptation « politique » de la tolérance

    Le gallicanisme de Louis Le Caron

    Le milieu parlementaire

    Les méfaits de la papauté

    Plaidoyer pour la loi salique au nom de l'unité du royaume

    La pragmatique sanction, « palladium Franciæ »

    Contre les jésuites

    CONCLUSION

    BIBLIOGRAPHIE

    INDEX NOMINUM

    Book Broché
    Nbr Pages Arabes 560
    Collection Travaux d'humanisme et renaissance
    ISBN 13 978-2-600-06234-3
    Type Nom