Le De sensu de Charles de Bovelles (1511)

Conception philosophique des sens et figuration de la pensée. Suivi du texte latin du De sensu, traduit et annoté

    89,00 € 89,00 € 89.0 EUR

    89,00 €

    Option non disponible.

    Cette combinaison n'existe pas.

    Ajouter au panier


    Satisfait ou remboursé pendant 30j
    Livraison gratuite en France
    Achetez-le maintenant, soyez livré dans 2 jours

    Edité et traduit par Anne-Hélène Klinger-Dollé
    Editeur Librairie Droz S.A.
    Distributeur Editions de Boccard

    The current book proposes a comprehensive analysis of Charles de Bovelles’ work, spanning the entire first half of the 16th century. This study is grounded in the conceptualization of senses, as elaborated in his 1511 treatise, De sensu. De sensu is representative of de Bovelles’ work as a whole, echoing many of his themes and concepts. De sensu also highlights de Bovelles’ use of graphs, diagrams, and woodcuts. This approach, which is concerned with the means by which thoughts and knowledge can be conveyed, is similar to that of thinkers, poets, and pedagogues of the Italian and French Humanism. This study includes the Latin text of De sensu, as well as an annotated French translation, and provides unprecedented access to an important Renaissance piece on imagination and the five senses.

    INTRODUCTION Bovelles : un champ de recherches bien vivant... mais encore largement en friche La figure, la réflexion sur les sens et sur l’activité pédagogique comme pistes d’investigation d’une oeuvre multiforme L’homme et l’oeuvre ? Une famille noble de Picardie L’entrée dans le cercle fabriste Les premières oeuvres de Bovelles : des manuels fabristes ? 1511 : une année éditoriale exceptionnelle 1512-1515 : des publications régulières et fournies 1516-1520 : les raisons d’un silence éditorial complet Les années 1520-1530, une reprise des publications contrariée par la censure Les années 1540-1550 : des échos très fragmentaires de l’activité intellectuelle de Bovelles PREMIÈRE PARTIE BOVELLES ET LE CERCLE DE LEFÈVRE D’ETAPLES : LA VOCATION PÉDAGOGIQUE DES HUMANISTES PARISIENS CHAPITRE PREMIER : PORTRAITS DE LEFÈVRE, CLICHTOVE ET BOVELLES, TRIADE DE L’HUMANISME PARISIEN Disciple de Lefèvre d’Etaples, mathématicien Les fabristes, des philosophes appréciés pour leur élégance littéraire Excellence de Bovelles dans la contemplation et l’invention spéculative Le portrait d’un ascète socratique CHAPITRE II : AFFINITÉS INTELLECTUELLES ENTRE LEFÈVRE D’ETAPLES ET CHARLES DE BOVELLES Admiration de Lefèvre pour le jeune inventeur d’un « art des opposés » Une ferveur partagée pour les arts libéraux, propédeutique à la philosophie Maître et disciple, unis par une même passion « contemplative » CHAPITRE III : UNE CORRESPONDANCE AMICALE ET INTELLECTUELLE ENTRE CONDISCIPLES DU COLLÈGE DU CARDINAL LEMOINE Intérêts intellectuels et pédagogiques partagés par Josse Clichtove et Charles de Bovelles L’écriture épistolaire, preuve et nourriture principale de l’amitié entre fabristes L’amitié épistolaire et l’attrait des fabristes pour l’idéal contemplatif Bovelles épistolier : le désir d’une écriture instructive et féconde CHAPITRE IV : LA RÉPUTATION DE BOVELLES CHEZ SES CORRESPONDANTS DE L’HUMANISME PARISIEN ET EUROPÉEN Lettres échangées entre le cardinal Cisneros et Bovelles : désir de réforme et prophétisme Les frères de Ganay et Guillaume Budé, destinataires des spéculations de Bovelles sur la symbolique des nombres et la valeur de l’analogie CHAPITRE V : LES RAISONS ET L’AMPLEUR D’UNE « RUPTURE » AVEC LES FABRISTES : LA MARGINALISATION DE BOVELLES D’APRÈS SA CORRESPONDANCE MANUSCRITE Les accusations de Bovelles contre Lefèvre, dans quelques lettres manuscrites Une « rupture » véritable ? DEUXIÈME PARTIE UNE OEUVRE PÉDAGOGIQUE ? CHAPITRE VI : L’ORGANISATION DES ARTS LIBÉRAUX. DE NOUVEAUX FONDEMENTS POUR UN IDÉAL ANCIEN L’intérêt des fabristes pour la hiérarchisation des disciplines : l’Introductio de artium et scientiarum divisione de Josse Clichtove et le Libellus de constitutione et utilitate artium humanarum de Charles de Bovelles Similitudes entre le Libellus de Bovelles et le Didascalicon d’Hugues de Saint-Victor : l’ambition de fonder philosophiquement un programme pédagogique Des centres d’intérêts pédagogiques, mais une forme qui tient plus de l’oeuvre de pensée que du manuel universitaire CHAPITRE VII : LES OEUVRES PHILOSOPHIQUES MAJEURES DE BOVELLES (1511) A LA LUMIÈRE DE LA PÉDAGOGIE FABRISTE Des similitudes formelles évidentes Un savoir d’accès aisé : tables introductives des notions et frontispices Un recours simplifié – voire simplificateur – aux autorités La valorisation des « disciplines humaines », comme voie d’accès aux « connaissances supérieures » L’art des opposés : une méthode élaborée pour fonder la démarche « anagogique » des fabristes Théorie de l’Ars oppositorum et application souple de la méthode des opposés dans les autres traités de 1511 Une pensée par oppositions, par propositions et démonstrations L’unité du projet intellectuel et pédagogique dans la synthèse philosophique de 1511 : promouvoir l’activité intellectuelle de l’homme, accomplissement de la création CHAPITRE VIII : CONTINUITÉ DE L’INTÉRÊT DE BOVELLES POUR LA PÉDAGOGIE : UN DRUIDE PÉDAGOGUE DANS LE DIALOGUE DE ANIMÆ IMMORTALITATE Le choix du genre du dialogue : raisons circonstancielles, précédents philosophiques et exaltation de la prisca theologia gauloise Proximité avec les dialogues pédagogiques de Lefèvre d’Etaples Les qualités pédagogiques du De Animæ immortalitate : gaîté et exigence du jeu (ludus) Choix de la « raison » et recours aux autorités : la participation implicite de Bovelles au débat sur « l’endéléchie » et la valorisation de l’enthymème A l’exemple des Anciens, un usage transcendant des mathématiques Les figures, couronnement de la démonstration pédagogique Le De Animæ immortalitate, une mise en scène enjouée des ambitions intellectuelles de Bovelles, philosophe-pédagogue TROISIÈME PARTIE UNE PHILOSOPHIE DES MÉDIATIONS SENSIBLES CHAPITRE IX : LE DE SENSU, TRAITÉ FONDATEUR D’UNE OEUVRE ATTENTIVE AUX « MÉDIATIONS SENSIBLES » Le De intellectu et le De sensu : un diptyque inaugural De la connaissance de l’esprit humain dans le De intellectu et le De sensu à l’éthique du sage dans le De sapiente Pensée analogique et écriture admirative dans le De sensu CHAPITRE X : ANALYSE DU DE SENSU : DE LA RÉHABILITATION DES SENS A L’ÉLOGE DE LA PÉDAGOGIE Absence de plan linéaire mais cohérence d’un cheminement La sensibilité, medium (moyen intermédiaire) entre le macrocosme et le microcosme La sensibilité, au plus bas degré de la hiérarchie des puissances de l’âme, mais dotée de la fonction de « signe » Critères physiques, géométriques, métaphysiques et éthiques de la hiérarchisation des sens externes Les sens inférieurs et le phénomène du sommeil : la perfection de la sensibilité humaine dans ses fonctions communes avec la sensibilité animale Les sens supérieurs, ouïe et vue, en compétition Le coeur du De sensu : la pédagogie, finalité des sens Reprise de la généalogie mythique du savoir élaborée dans le Libellus sur les arts libéraux Schématisation de l’accomplissement de l’âme, par la parole et l’écriture Le maître et le disciple : un « couple d’opposés » au service de la perfection de l’homme Places relatives du savoir intellectuel et des intermédiaires sensibles dans la pédagogie Figures conclusives et valeur ambivalente du medium Bovelles « néo-platonicien » ? CHAPITRE XI : UN PROLONGEMENT DU DE SENSU : LE MYTHE DE L’INSPIRATION PHILOSOPHIQUE DANS LA CORRESPONDANCE MANUSCRITE DE BOVELLES (1526-1529) Philosophe-poète, souffrances physiques et excellence d’une vocation Le monde et Dieu pour seuls maîtres Ecrivains-philosophes inspirés contre théologiens de métier QUATRIÈME PARTIE LA FIGURATION : UNE PÉDAGOGIE ET UNE DÉMARCHE DE PENSÉE CHAPITRE XII : LES FIGURES CHEZ BOVELLES : UNE PRATIQUE TRADITIONNELLE AUX ENJEUX RENOUVELÉS CHAPITRE XIII : FORMES ET PERMANENCE DES REPRÉSENTATIONS FIGURÉES DANS L’OEUVRE DE BOVELLES Présence exceptionnellement abondante des figures dans les traités philosophiques de 1511 Permanence du recours aux représentations figurées dans l’oeuvre de Bovelles Les figures dans la correspondance imprimée de Bovelles :analogies et assurrections Les oeuvres des années 1520-1530 : des figures moins nombreuses Frontispices et figures conclusives : le rôle de la figure explicité dans les dialogues de 1551-1552 Finesse des figures des Geometries practiques CHAPITRE XIV : FONCTION PÉDAGOGIQUE DES REPRÉSENTATIONS FIGURÉES La figure, « médiation sensible » au même titre que l’écriture La figure, un medium de l’enseignement aussi fiable que l’écriture Ressources complémentaires du texte et de la figure La représentation géométrique de la pédagogie chez Bovelles, source d’inspiration pour l’Alector de Barthélemy Aneau La figure, soutien visuel de la mémoire Quelques indices d’une démarche « combinatoire » Les figures, source d’évidence intellectuelle, d’invention analogique et de plaisir : Bovelles et Geoffroy Tory CHAPITRE XV : LE DE SAPIENTE : FORCE SPÉCULATIVE ET BONHEUR LITTÉRAIRE D’UNE PENSÉE FIGURÉE La Sagesse au miroir : une ouverture monumentale Sagesse philosophique, Sagesse biblique et grâces humanistes Les vers du poète de Ferrare Ludovico Bigi Pittorio, au service d’une Sagesse savoureuse Le De sapiente et l’invention de figures symboliques La figure, l’image, et la définition métaphysique de l’être humain CONCLUSION ANNEXES Annexe A : répertoire des dédicataires des oeuvres de Bovelles Annexe B : table des correspondants de Bovelles (correspondance imprimée) Annexe C : listes de notions Annexe D : dénombrement des figures DE SENSU Epître dédicatoire : Charles de Bovelles de Saint-Quentin, au très vénérable Père Charles de Genlis, Eveque de Noyon Livre des sens composé par Charles de Bovelles, de Saint-Quentin, pour le Révérend Père dans le Christ Charles de Genlis, Évêque de Noyon I. Division des sens II. Différences entre les sens externe et interne III. Le sens interne est premier par sa nature, le sens externe premier par son opération IV. Double regard de l’âme : droit et circulaire V. La terre est à une extrémité du monde, le soleil en son milieu VI. Division de l’imagination en imagination qui reçoit et en imagination qui juge VII. Dénombrement général des puissances cognitives de l’esprit VIII. Hiérarchie naturelle de ces cinq puissances cognitives IX. Comparaison entre ces cinq puissances cognitives et les cinq zones ou régions de la terre X. Les cinq sens externes sont le signe de ces cinq puissances cognitives XI. Différences entre les sens externes XII. Nature des trois types d’angles rectilignes – aigu, droit et obtus – qui se trouvent dans les sens XIII. Les sens externes se répartissent en trois groupes : les uns relèvent de l’utile, d’autres de l’agréable, d’autres encore de l’honnête XIV. Le plaisir et la peine sont les passions qui accompagnent la sensibilité des animaux XV. Le toucher est le plus simple de tous les sens XVI. De même que le sens de l’animal est double, interne et externe, de même son sommeil est double XVII. Comparaison entre l’un et l’autre monde, le grand et le petit, en ce qui concerne chacun des deux sommeils et chacune des deux veilles XVIII. Manière dont survient le sommeil véritable a la fois chez l’animal et dans le monde XIX. Aucun songe ne survient pendant le sommeil véritable de l’animal XX. Pendant le sommeil, la raison ne peut être liée et elle commande à l’imagination XXI. Il existe un ciel au-dessus du firmament XXII. Qualité successive et qualité permanente XXIII. Quels sens sont plus parfaits que les autres XXIV. Double manière d’apprendre XXVI. [XXV.] Quelles médiations permettent a une intelligence de s’exprimer pour une autre intelligence et de procurer un savoir XXVI. Les trois sphères dont l’âme est revêtue et enclose : sa sphère propre, la sphère du corps, la sphère du monde XXVII. Parmi les quatre sphères de l’âme, les deux premières ne peuvent être séparées l’une de l’autre, les deux suivantes au contraire sont dissociables a la fois l’une de l’autre et des deux premières XXVIII. De ces trois réalisations de l’âme dépendent les trois genres de vies de l’homme : contemplative, active, productive XXIX. De même que la parole est le moyen intermédiaire de l’enseignement, de même l’écriture est celui de l’apprentissage XXX. Ordre des actes de l’apprentissage XXXI. Les sens du savoir sont au nombre de quatre XXXII. Chez celui qui est enseigné, quel sens est mis en mouvement le premier XXXIII. Combien il y a de façons de recevoir ou de transmettre un savoir XXXIV. La vue est plus utile que l’ouïe pour permettre à la nature de nous enseigner XXXV. Toute formation humaine est telle qu’elle va de l’intelligence a l’intelligence XXXVI. Union de la sensibilité et de l’intellect dans le milieu, et différenciation de l’un et de l’autre dans les extrémités BIBLIOGRAPHIE

    Façonnage Broché
    Nombre de pages
    888
    Collection Travaux d'humanisme et renaissance
    ISBN 13 978-2-600-01865-4
    Type Name