L'archéologie de l'empire achéménide : nouvelles recherches

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    “Un empire insaisissable” (an elusive empire) disait, non sans un humour distancié, Heleen Sancisi-Weerdenburg à propos de l’empire achéménide, en observant les difficultés à en repérer les témoignages sur le terrain. Dans quelle mesure et selon quelles conditions d’observation l’archéologie peut-elle identifier le fait impérial achéménide, qui se situe, d’abord, dans l’ordre de l’analyse politique et culturelle ? Quels sont les marqueurs de la présence achéménide sur le terrain ? Ces questions peuvent être aujourd’hui renouvelées grâce à l’intérêt croissant que suscitent les périodes «récentes», dont l’histoire, entre Asie centrale et pays riverains de la Méditerranée, fut longtemps écrasée sous le prestige conjugué de l’ « Orient millénaire » et de la « Grèce éternelle ».L’archéologie peut apporter des éléments de réponse à la compréhension et à la reconstruction de l’histoire de l’empire. Certes, elle n’informe guère sur l’histoire politique, sur l’institution impériale ni sur les institutions provinciales. En revanche, elle est indispensable à qui réfléchit sur les forces productives et sur les structures et le développement des relations sociales et économiques. Elle permet d’observer les changements qui interviennent entre le 6e et le 4e siècles avant J.-C., y compris dans le domaine des influences culturelles. Ces changements sont très variables d’une région à l’autre, parce que, tout simplement, leur mise en évidence et leur analyse sont conditionnées par l’état des connaissances très inégal entre Asie Mineure et Asie Centrale, et entre Égypte et Caucase.C’est autour de cette problématique que Pierre Briant (Collège de France, Paris) et Rémy Boucharlat (Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Lyon) ont réuni des collègues, en novembre 2003, au Collège de France, pour faire le point des recherches et des réflexions, qui sont également au cœur du programme du GDR 2538 du CNRS (« Réseau international d’études et de recherches achéménides »). À partir de publications de fouilles et de prospections, de bilans préliminaires et de nouveaux programmes, les onze contributions réunies ici offrent un état des lieux et un bilan qui nourrissent la réflexion sur l’impact de l’empire achéménide dans les régions. Les réponses, encore très partielles, constituent une prise de conscience et invitent à définir et à fixer des directions de recherche pour le futur.Contributions de T. Marksteiner (Vienne), Lycie ; C. Gates (Ankara), Cilicie ; O. Tal (Tel Aviv), Palestine ; M. Wuttmann et S. Marchand (Le Caire), Égypte ; B. Lyonnet (Nanterre), Syrie du Nord-Est ; J.G. Fuensanta (Madrid) et P. Charvat (Prague), Sud-Est anatolien ; J. Curtis (Londres), Nord de l’Iraq ; F. Knauss (Munich), Caucase ; R. Boucharlat (Lyon), Iran ; Sh. Razmjou (Téhéran), Farmeshgan, Iran ; H.-P. Francfort (Nanterre), Asie Centrale.

    Format Broché
    Nombre de pages
    355
    Collection Persika
    ISBN 13 978-2-7018-0195-7
    Type Nom